portrait paul emoi emoi 3Paul est néo-zélandais. Il vit dans le 11ème. L’endroit qu’il préfère dans le quartier est “le Père Lachaise. J’adore me promener dans le cimetière avec les enfants. C’est grand, on y est en paix.” Le plat dont il ne se lasse pas ? “Une vraie pizza italienne.” Son addiction ? “Le café, évidemment !” L’artiste qui l’émeut le plus ? “Adèle, je l’avoue ! Par sa voix, elle transmet beaucoup de force et d’émotion.” La personne qu’il trouve la plus inspirante est “Nelson Mandela. J’ai lu son bouquin, c’était dingue de penser que quelqu’un peut passer 25 ans en prison et sortir avec un esprit libre et sans rancune.”

Paul est marié à Danielle depuis 9 ans. Il se décrit comme un papa cool, tranquille, pas trop stressé. Devenir père l’a rendu plus responsable. Notre papa cool a deux sociétés. “J’aime entreprendre. Il faut dire qu’étant étranger en France il était difficile pour moi de trouver un travail qui me passionne. Le seul moyen de réussir était de créer ma boîte.
Je suis gérant de Bike About Tours, une société de visites guidées à vélo de Paris. Je fais ça depuis douze ans avec mon associé. Nous employons une quinzaine de personnes. Il y a bientôt deux ans, nous avons ouvert un coffee shop dans le Marais qui s’appelle Le Peloton Café.”

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Paul, pourquoi France ?  “Pour une fille ! C’était il y a seize ans. J’avais 21 ans. Je ne parlais pas un mot de français et ne connaissais pas du tout ce pays. Elle m’a largué au bout de 6 semaines ! Je suis resté, c’était une belle expérience. J’aime la France. À un tel point que je vais essayer cette année de devenir français. La vie me plaît ici. La population est plus variée qu’en Nouvelle Zélande. On est tous là ensemble et j’aime ça. La société est un peu moins égoïste qu’en Nouvelle Zélande ou aux États-Unis. Ma mère est anglaise. J’ai vécu au Japon, pour le travail de mon père. On a beaucoup voyagé. Cela n’a pas été trop difficile pour moi de m’installer en France. J’ai l’habitude de bouger.”

Paul et Danielle essaient de retourner en Nouvelle Zélande tous les deux ans. “Mais aujourd’hui cinq billets c’est un sacré budget ! Ma fille Anahéra porte un prénom de chez moi, c’est Maori. Je parle beaucoup aux enfants de mon pays pour qu’ils apprennent à le connaître. Ils sont tous fans des All Blacks et ils s’identifient comme Kiwi ! C’est important pour moi.”

Il t’arrive d’avoir le mal du pays, Paul ? “Pas les premières années, mais en prenant de l’âge ça vient. Pour soigner ça je parle avec mes amis néo-zélandais, on s’appelle via internet. Ils essaient de me consoler en me rappelant que tout n’est pas parfait en Nouvelle-Zélande non plus et que j’ai de la chance de vivre en France !”

Quand on demande à Paul qu’elle est la 8ème merveille du monde pour lui, il répond : “La Nouvelle Zélande toute entière ! C’est tellement beau. Si vous avez vu le Seigneur des anneaux, sachez que c’est exactement comme dans le film. Les plages, les montagnes, les rivières. C’est beau comme une peinture. Et je n’en rajoute pas, c’est la vérité ! Tu te promènes dans les montages et tu vois des lacs, bleus comme le ciel, c’est sublime.
Visuellement, la Nouvelle Zélande est le paradis sur terre.”

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Quand il était petit, Paul était scolarisé dans une école Montessori. “Dans mon pays l’éducation est moins focalisée sur les études, on fait du sport, on passe du temps dehors, c’est moins scolaire qu’en France.” À ses enfants, il aimerait donner une éducation faite des bons côtés de ces deux cultures. “Les enfants sont dans une école Montessori. Je souhaite conserver l’esprit de créativité et de nature néo-zélandais. Et leur donner cette ouverture d’esprit française. “

Paul se considère comme un nouveau père. “Je pense qu’être père c’est participer. On ne peut pas l’être sans pouvoir tout faire soi-même. Dans un couple, il faut tout partager.”

Sa maison du bonheur serait une maison éco. “Je rêve d’une construction écologique avec un chauffage naturel par le soleil, même si c’est difficile à Paris car les bâtiments sont trop anciens. Danielle et moi essayons au quotidien de vivre de manière écologique. Nous faisons le choix de manger des produits bio et locaux. Nous essayons de favoriser des petits commerçants. Au quotidien nous recyclons au maximum à la maison et dans mon coffee shop.  Ma boîte autour du vélo, c’est vraiment pour ça.  Pour moi, il est primordial de participer activement au développement durable.
On sensibilise les enfants. En Nouvelle Zélande on protège la nature. Le sujet est pris très au sérieux. J’ai travaillé chez Greenpeace pendant 3 ans là-bas, le sujet me touche beaucoup.”

Paul, que puis-je te souhaiter pour l’avenir ? “Bon courage ! Parce qu’on a tellement de choses à faire qu’il nous en faudra du courage !”

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