odd-mom-out-

Les Glam SAHMs ?
Glamourous stay at home mothers. La publication d’un livre aux États-Unis écrit par Wednesday Martin fait jaser et choque le tout New York.

Cette auteur américaine a décidé de se poser en ethnologue et d’étudier le phénomène motherhood dans l’Upper East Side. Elle a personnellement vécu cette expérience durant quelques mois et rapporte ses conclusions dans un livre intitulé Primates of Park Avenue.

La maternité, dans ce quartier d’ultra privilégiés qui va de Manhattan jusqu’à Lexington Avenue, se vit de manière particulière. Il s’agit d’un monde à part, celui des über riches. Avant d’être mères et femmes de patrons de hedge funds ou d’autres financiers, ces femmes ont fait d’excellentes études. Devenues mères, elles endossent le rôle de domestic CEOs, et se retrouvent à la tête d’une véritable entreprise domestique. Nannies, chauffeurs, maids en tout genre, tuteurs… Dans un seul et unique but : devenir LA very good mum. Ce titre ultime s’obtient en passant certains jalons. Les enfants par exemple. Dès leur naissance, les nannies aux meilleures références sont recrutées, les enfants sont poussés intellectuellement, afin qu’ils intègrent les écoles les plus prestigieuses. Ils fréquentent des congénères au même pedigree lors de playdates organisées à grands coups de dollars. Le physique est un marqueur social important. Les enfants comme leur mère, doivent être les plus minces possibles. La nourriture est étudiée, les mets sont sélectionnés et les cures de detox effectuées. Wednesday Martin écrit que ces mères n’hésitent pas à se mettre à la diet des jours entiers afin de profiter d’un verre d’alcool sans souffrir de son apport en calorie !

Les Glam SAHMs sont sous contrôle permanent. Cette pression, on l’imagine aisément, entraîne une consommation d’alcool, d’anti-dépresseurs et de drogue. Outre les dépenses faramineuses en sac à main (le Birkin est un basique), en coiffeur, en séance d’esthétique en tout genre et en vêtements de luxe, la révélation la plus choquante du livre reste le wife bonus. La rémunération au mérite. En effet, lorsque qu’une de ces mères de l’Upper East Side s’est conduite en very good mum, elle se voit octroyer un bonus financier annuel par son mari.
Cette révélation provoque un malaise. Un choc. Être toujours impeccable, tirée à quatre épingles, avoir les enfants les plus beaux, les plus brillants, la maison la plus grande, la plus belle adresse, le personnel le plus qualifié, le carrière du mari la plus fulgurante, le botox le plus cher, le coach de gym le plus hype…

Plus qu’une vie, c’est un marathon, une course effrénée. Mais derrière quoi courent-elles ? Leur bonheur personnel, ou un énième gros chèque ?

Laisser un commentaire

Erreur : merci de remplir votre nom et votre e-mail !