Mini Robinson, ce sont des doudous en crochet qui donnent envie d’être à nouveau petit. Et c’est surtout Marine et ses milliers d’idées. Après nous avoir donné notre première leçon de crochet pendant notre pop-up d’été, on lui a demandé de nous raconter son histoire. Direction Brooklyn où tout a commencé. Et en fin d’article, tous ses conseils sur le crochet pour se lancer.

 

Point de départ : New York

De Paris à New-York, il n’y a qu’un océan que Marine a franchi sans hésiter en 2014, lorsque son mari Antoine s’y est vu proposer un poste. « On s’est installés à Brooklyn pendant 4 ans, on a vécu dans le quartier jamaïcain de Crown Heights. L’ambiance était géniale. » Très vite, le magnétisme de la ville la gagne, et lui donne envie d’élargir ses horizons professionnels. « L’expatriation, c’est une aventure exceptionnelle. On sort de sa zone de confort sur tout, de la marque de dentifrice au fait de ne jamais savoir ce que l’on va voir en sortant du métro. L’ouverture d’esprit des Américains m’a aussi aidée à oser changer de carrière. »

Après 5 ans dans le marketing agro-alimentaire en France, elle rejoint Les Petits Chapelais, une boutique française indépendante qui propose une sélection de marques européennes de mode et de jouets pour enfants. « Dominique, la propriétaire, était comme ma maman à New York. J’ai un peu créé mon poste, jusqu’à devenir responsable de la boutique et acheteuse. Un petit bout de mon cœur est resté dans ce magasin. »

Et le crochet, c’est venu comment ? « L’une de mes amies, rencontrées à New York, faisait du crochet. J’ai toujours été très manuelle depuis toute petite et le crochet me fascinait, mais ça me paraissait super dur. Je lui ai demandé des conseils pour commencer, j’ai fait des trucs ratés, j’ai recommencé 100 fois… Et maintenant, j’en fait tout le temps. » Même pendant ses trajets en métro où sa passion suscite la curiosité. « À New York, les gens me parlaient tout le temps quand ils me voyaient faire du crochet. À Paris, on me regarde mais on n’ose pas trop me poser de questions. »

Car en 2018, Marine et Antoine ressentent le besoin de se rapprocher de leurs familles. Ils regagnent donc la France avec leur fille Hazel, alors âgée d’un an, et accueillent un petit Paul quelques mois plus tard. La famille compte aussi un autre bébé : Mini Robinson, le projet de Marine autour de ses doudous en crochet.

 

Mini Robinson, point par point

Marine offre ses premiers doudous aux jeunes mamans de son entourage. Les réactions enthousiastes lui donnent envie d’aller plus loin. Elle partage alors ses créations sur Instagram, ouvre sa boutique Etsy, organise ses premiers ateliers. Les commandes ne se font pas attendre.

Les doudous Mini Robinson sont craquants, mais pas seulement. « Je n’utilise que du fil 100% coton, sauf pour les petits détails en fil doré ou argent. Je travaille aussi la viscose, une fibre de bambou. Et j’utilise uniquement du coton bio pour rembourrer mes doudous. Ça me semble essentiel de choisir des matières naturelles, surtout pour des bébés. D’ailleurs, je brode tout. Je ne veux pas utiliser des yeux en plastique qui risquent de se décrocher. Les prix de mes doudous sont plus élevés que la moyenne car tout est fait à la main, avec des matériaux de qualité. Et tous les modèles sont personnalisables. »

Le crochet offre d’infinies possibilités. Marine se souvient d’une création sur-mesure, « un couple de lapins nageurs avec un petit maillot une pièce pour elle et un short de bain pour lui, une bouée, un chapeau… C’était pour un mariage, les mariés aimaient beaucoup la mer. J’adore quand on me demande des trucs improbables ! » Le lama Léopold fait partie de ses best-sellers, mais la liste de modèles ne cesse de s’allonger : « J’ai plein d’idées. Un petit castor, un petit koala, des petits ours avec des accessoires… et surtout un petit tigre ! J’ai aussi envie de créer des guirlandes en crochet. Et je commence à customiser des vestes en jean pour enfants. »

 

Les conseils de Marine pour faire ses premiers points

« Déjà, ne pas avoir peur car on n’a pas besoin de connaître beaucoup de points. Pour des doudous simples, on a juste besoin d’apprendre la maille serrée, ses augmentations et ses diminutions, et le cercle magique. C’est plus facile d’apprendre à crocheter en circulaire. Une tomate, une corbeille… On augmente les tours de six points jusqu’au obtenir le diamètre souhaité, puis on continue avec le même nombre de points pour gagner en hauteur. »

Pour les références, Marine recommande les livres Tendre Crochet de Tournicote. « Le modèle de la chouette est idéal pour se lancer. Toutes mes copines qui se sont mises au crochet ont commencé avec elle. Elle nécessite peu de points et elle est encourageante car on peut facilement la terminer. » Et pour solliciter sa mémoire visuelle, YouTube est une mine d’informations. Marine recommande les vidéos Phildar, très bien faites pour comprendre chaque point.

Si l’on a envie de se laisser guider, elle organise aussi des ateliers. On lui avait d’ailleurs fait appel pendant notre pop-up, pour apprendre avec elle à crocheter notre première broche en forme de cœur. Et si on (ré)essayait maintenant ?

Petit cœur en crochet

• Cercle magique de 9 mailles serrées
• Maille coulée dans la première maille, puis 1 maille en l’air
• Dans le même point : 2 brides et 1 double bride
• Toujours dans le même point : 2 brides
• 1/2 bride
• 1 maille serrée
• Dans le même point : 1/2 bride, 1 double bride, 1/2 bride
• 1 maille serrée
• 1/2 bride
• Dans le même point : 2 brides
• Dans le même point : 1 double bride, 2 brides, 1 maille en l’air
• Finir le cœur en faisant une maille coulée dans le point de départ et tirer le fil.

L’astuce de Marine : prendre quelques minutes pour apprendre chaque point à l’aide de vidéos sur YouTube avant de se lancer.

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