On le sait, vous le savez, tout le monde le sait. Pour l’éveil et le développement des enfants, il y a mieux que les écrans. Des écrans pourtant inévitables aujourd’hui. Entre le smartphone toujours à portée de main, Netflix toujours à portée de clic et les écrans publicitaires toujours à hauteur d’yeux dans le métro ou les vitrines des magasins, pas évident de trouver l’équilibre. Surtout quand on a grandi sans eux. Et qu’ils sont toujours là pour nous aider à décompresser après le travail, ou calmer les enfants pendant un long trajet. Comment faire pour trouver le bon dosage ?

 

Au quotidien, on les regarde moins

D’après une étude publiée par Ipsos en 2017, la consommation d’écrans des plus jeunes ne cesse d’augmenter. Par rapport à 2015, les 1-6 ans ont ainsi passé en moyenne 55 minutes de plus à les regarder. Plus que les écrans eux-mêmes, c’est l’excès de lumière bleue, de dos avachis sur le canapé et de distractions qui peut s’avérer néfaste. Pour y remédier, on n’hésite pas à poser quelques limites, pour les enfants mais aussi pour soi.

On adapte l’usage à l’âge car plus les enfants sont jeunes, plus l’utilisation d’écrans peut retarder le développement de leurs capacités relationnelles, ainsi que de compétences essentielles telles que le langage et la marche. Avant 5 ans, l’Académie américaine de pédiatrie recommande de ne pas y passer plus d’une heure par jour, tous écrans confondus. Le psychiatre Serge Tisseron conseille de son côté d’apprivoiser progressivement les écrans, en suivant la règle 3-6-9-12 : pas du tout d’écran avant 3 ans, pas de console de jeu avant 6 ans, pas d’Internet avant 9 ans et pas d’Internet seul avant 12 ans.

On fixe des règles d’utilisation adaptées à leurs besoins. Pas d’écran en semaine à la maison si les enfants vont à l’école, pour économiser leurs capacités de concentration. Pas d’écran pendant les repas : on en profite pour se retrouver, se parler, s’écouter. On peut aussi choisir une heure pour dire bonne nuit aux téléphones, aux tablettes et à la télévision, car l’exposition à la lumière bleue perturbe la sécrétion de mélatonine, un neuro-transmetteur essentiel à la régulation des cycles d’éveil et de sommeil.

On cultive leurs autres passions, en particulier celles qui leur permettent de se défouler : jouer sans écran à la maison (et tout ranger après), au parc, dans la cours de récréation, ou pratiquer leur sport préféré. L’OMS recommande plusieurs tranches d’activité physique de 30 minutes par jour pour les enfants de moins d’1 an, et au moins 180 minutes par jour entre 1 et 4 ans.

On montre l’exemple car si les écrans les fascinent autant, c’est aussi parce qu’ils nous voient les utiliser sans cesse. Les tout-petits observent tout, les enfants imitent les grands. On peut donc programmer des temps sans écran, ou au moins sans téléphone, entre 18h et 20h en semaine par exemple. Mettre son téléphone en mode avion et le laisser dans son sac ou hors de sa vue, c’est un bon réflexe à prendre pour retrouver la sensation d’être présent à 100% avec les enfants. Et avec soi-même.

 

Quand on a besoin d’eux, on les regarde mieux

Ce que l’on regarde sur nos écrans est aussi important que la durée que l’on passe les yeux rivés dessus. Il serait dommage de se priver de la richesse qu’offrent le cinéma, Internet ou les applications pour apprendre, s’informer et se distraire. L’idée ? Utiliser les écrans pour des activités choisies et enrichissantes, plutôt que comme un passe-temps par défaut. Pour ça, on vous donne quelques pistes.

Télécharger des applications éducatives en s’aidant de cette liste ultra-complète. Français, histoire, géo, maths, langues étrangères… Il une reste plus qu’à faire son choix.

Installer le contrôle parental sur tous les appareils utilisés par les enfants. Les ordinateurs, téléphones et tablettes présentent tous des fonctionnalités qui permettent aux parents de filtrer l’accès à certains contenus, et de limiter le temps d’utiliser de ces appareils. Très efficace pour les laisser apprivoiser le web sans risque. Cela demande un peu de concentration, surtout si personne n’est un peu geek à la maison. Heureusement, de nombreux guides existent. Alors on bloque une petite heure ce weekend pour l’installer une bonne fois pour sur :
• Les iPhones, iPads et iPods
• Les Macs
• Les téléphones et tablettes sous Android
• Les PC sous Windows

S’abonner à Benshi, une plateforme de vidéos où dénicher des films de qualité adaptés aux enfants à partir de 3 ans. Pour 4,99 € par mois, elle donne accès à plus de 200 films à visionner ensemble, et aux dernières actualités du cinéma jeune public.

Redécouvrir le grand écran plutôt que d’enchaîner les séries Netflix. Rien n’empêche d’apprécier les deux mais sortir en famille, céder pour le pop-corn, choisir le meilleur siège dans la grande salle et attendre avec impatience que les lumières s’éteignent, ça s’oublie moins vite que de s’installer sur le canapé. Sans compter que rien ne vaut un beau film projeté sur grand écran avec un son de qualité. Le cinéma est un art, ne l’oublions pas.

 

Photo : wanted !

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