Oui c’est une corvée. Oui ça nous rappelle bien souvent de mauvais souvenirs…Mais il faut les faire ! Alors on vous donne des astuces pour faire de l’aide aux devoirs un vrai moment d’apprentissage et de partage. 

Déterminer son environnement idéal
Bien travailler c’est avant tout être dans de bonnes conditions. Vous-même n’avez pas la même concentration ni la même motivation si vous ne vous sentez pas bien dans votre environnement. Certains ont besoin du silence complet, d’autres aiment le mouvement autour d’eux, un brin de musique ou la radio au loin, d’autres encore attachent de l’importance au décor (ce sera la cuisine et rien d’autre, le bureau oui mais bien décoré…). Observez et écoutez votre enfant. Lui imposer son bureau dans sa chambre à tout prix n’est pas forcément la seule option. En clair, restez flexible.

Choisir la bonne heure
Motivé.e par l’envie de vous débarrasser de cette corvée, vous imposez à votre enfant de foncer faire ses devoirs en rentrant tout juste de l’école ou de l’étude (s’il n’a pas tout fait ou s’il faut réviser). Mais bien souvent, après une journée riche en attention, votre enfant a surtout envie de s’aérer l’esprit, de manger (vive le goûter) ou de se défouler. Laissez-lui un temps de décompression s’il le souhaite. Vous gagnerez en temps passé devant les cahiers en décalant la session.  Car le cerveau est ainsi fait : il est efficace quand il est disponible et motivé. En sachant qu’il peut jouer, lire, bouger pendant 1h avant de se concentrer sur ses devoirs, votre enfant ressentira moins la pénibilité au moment de s’y consacrer. 

Ne pas râler.
Vous trouvez que la maîtresse donne vraiment trop de devoirs. Cet exercice de mathématiques ou cette fiche de lecture vous rappelle ô combien l’angoisse montait quand, petit.e vous deviez vous aussi vous y coller ? Et immanquablement vous soufflez, soupirez, râlez quand il est l’heure d’aider votre enfant à faire ses devoirs ? On vous comprend ! Mais mais…on vous invite chaudement à chasser cet agacement (ou du moins à ne pas le montrer) histoire de ne pas envoyer de mauvais signaux à votre enfant pas toujours motivé… En revanche, si la cadence et la charge des devoirs vous pèsent et que vous estimez que cela est trop lourd pour votre enfant, on vous encourage aussi à échanger avec le corps enseignant. Abordez donc cette session devoirs avec le sourire, sans y mettre trop d’attente mais en proposant à votre enfant un vrai moment d’entraide et de partage : “Montre moi tout ce que tu as fait aujourd’hui ! Je vais t’aider à comprendre l’exercice que tu as à faire et quand tu auras terminé on regardera ensemble. Si après plusieurs lectures de la consigne tu ne comprends pas très bien, je suis disponible pour t’aider…”. 

Encourager mais ne pas faire à sa place.
Les enfants aiment les défis. Quand ils sont présentés comme tels ! Ils sont aussi très satisfaits quand ils voient dans votre regard le bonheur et la fierté. Encouragez-le à dépasser son manque de motivation ou ses difficultés de concentration en lui disant : “Quand tu auras fini cet exercice, on montrera à maman/papa/mamie/ton frère comme tu as bien tout fini !” Succès garanti. Et si vous n’avez personne à ce moment là à proximité, passez un coup de fil ou faites une appel vidéo rapide. Ca marche aussi ;-). En revanche, rien ne sert de faire les devoirs à sa place. Il pourrait se mettre en tête qu’il n’est pas apte à les faire correctement ou que vous considérez les devoirs comme quelque chose d’inutile…

Donner du sens aux devoirs
Les devoirs, quand ils sont bien construits et dosés, sont l’occasion de revenir sur des notions abordées en classe, de les approfondir, de les comprendre quand elles sont encore floues pour l’enfant. Votre rôle : identifier avec lui ce qu’il n’a pas compris et lui donner envie d’aller plus loin. C’est un moment privilégié pour prendre du recul sur cette journée riche en enseignement et de bien prendre son temps pour dénouer les noeuds. Ne courez pas contre la montre et prenez un temps calme pour lui demander là où il se sent un peu perdu. 

Faire appel à un.e ami.e
“Quand je tente de faire comprendre à mon fils de 9 ans une notion de grammaire, je vois bien que parfois je l’agace et que j’explique sans doute mal ! Alors il m’arrive d’appeler la maman d’une petite camarade plutôt à l’aise sur le sujet. La petite est ravie d’expliquer l’exercice (fierté) et mon fils est beaucoup plus réceptif et calme, d’égal à égal” nous confie Laura. 
Nous sommes nombreux.ses à subir l’agacement de nos enfants face à nos explications (parfois bancales, disons-le). C’est naturel ! Faire appel à un tiers peut complètement changer les choses. Un camarade, une tata, un ami de la famille…dès qu’ils sont là, faites-les participer !

 

Il doit apprendre par coeur ?
Qu’il s’agisse d’un poème une d’une leçon, cela fera appel à sa mémoire auditive ou visuelle. A vous de déterminer ensemble celle qui domine chez lui. Auditive ? Il peut s’enregistrer sur votre téléphone par exemple. Ludique et efficace. Visuelle ? Encouragez-le à fermer les yeux et à visualiser sa leçon ou sa poésie dans sa tête. Pourquoi ne pas la retranscrire en dessin par la suite ? L’apprendre en chanson peut aussi être une solution !

Il ne comprend pas la consigne ?
C’est que bien souvent les enfants vont trop vite dans la lecture des consignes. Invitez-le à la lire à voix haute doucement ou lisez-la avec lui s’il est plus petit. Si cela reste flou, aidez-le à reformuler la consigne avec d’autres mots. Une fois qu’elle sera intégrée, l’exercice se fera deux fois plus vite.

Il est fatigué ?
Si même après une petite pause goûter, une balade au parc ou une pause “jeux”, il est toujours lessivé, proposez-lui de s’allonger au sol, de fermer les yeux et d’inspirer/expirer en douceur en visualisant un endroit dans lequel il se sent particulièrement bien. Il peut aussi mettre sa tête entre ses mains pour retrouver, à son bureau, un peu de sérénité. Objectif : oxygéner le cerveau et se mettre au calme pour gagner en concentration. 

Il rentre de l’étude ?
Les devoirs sont faits durant le temps de l’étude mais ils méritent souvent d’être revus plus ou moins brièvement. Posez-vous tranquillement dans sa chambre et invitez-le à vous montrer ô combien il a bien travaillé et il s’est appliqué (on fait là encore appel à cette notion de fierté !). C’est aussi l’occasion de faire le point ensemble sur les petites choses à revoir et les leçons à relire une dernière fois ensemble…

 

 

 

 

Source : @nesth0use

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